Votre étudiant.e en détresse veut vous parler pendant 2 heures au lieu d'aller parler à un.e professionnel.le de santé mentale. Vous n'êtes pas formé.e, ce n'est pas votre rôle, mais vous ne voulez pas le/la rejeter. Je vous propose plusieurs conseils pour le/la pousser à prendre rendez-vous avec un.e professionnel.le, tout en renforçant le lien de confiance entre vous.
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Références bibliographiques
Références d'institutions universitaires :
1. Université Laval, Faculté des études supérieures et postdoctorales. (2023, janvier). Comment agir avec un étudiant en détresse? https://www.fesp.ulaval.ca/system/files/public/appui-reussite/fiche_etudiant_detresse.pdf
Annotation. Fiche destinée au corps professoral : évaluer le niveau de détresse, poser la question directe (« Penses-tu au suicide? »), ne pas laisser l’étudiant seul en cas de plan ou d’insécurité, nommer ses limites quant à l’aide à apporter et référer vers les ressources. Soutient directement le protocole de triage et de redirection de la capsule.
2. Université de Montréal. (2023, 1er novembre ; mise à jour 12 juin 2025). Santé mentale de la communauté étudiante : guide d’aide. https://vieetudiante.umontreal.ca/sante-et-bien-etre/blogue/sante-mentale-de-la-communaute-etudiante-guide-daide-complet
Annotation. Guide distinguant déprime et dépression, et décrivant le réseau de sentinelles de l’UdeM, formées à l’écoute empathique et à l’orientation vers la ressource appropriée. Soutient les diapositives sur le rôle de sentinelle de la direction de recherche et la redirection active.
3. Université du Québec à Rimouski. (s. d.). Ressources d’aide. https://www.uqar.ca/luniversite/respect-et-bien-etre-des-personnes/ressources-d-aide/
Annotation. Répertoire des ressources d’urgence et d’aide : 811 (option 2, écoute 24/7), 1 866 APPELLE (crise suicidaire, 24/7), 911, rencontres avec des professionnelles et professionnels en santé mentale. Soutient les diapositives sur la gestion de l’urgence et l’orientation vers les ressources compétentes.
Références scientifiques :
1. Ramluggun, P., Kozlowska, O., Mansbridge, S., Rioga, M., & Anjoyeb, M. (2022). Mental health in higher education: Faculty staff survey on supporting students with mental health needs. Health Education, 122(6), 601–616. https://doi.org/10.1108/he-02-2022-0011
Annotation. Sondage auprès de personnel enseignant universitaire mettant en évidence les tensions entre rôle académique, professionnel et pastoral, l’incertitude quant aux limites du rôle et le besoin de lignes directrices claires et de liens avec les services de soutien. Soutient le postulat de la capsule (diapositives 1–2 et 5) : la direction de recherche n’est pas un·e professionnel.le de santé mentale, et le protocole vise précisément à clarifier ces limites tout en accompagnant la personne étudiante.
2. DiPlacito-DeRango, M. L. (2016). Acknowledge the barriers to better the practices: Support for student mental health in higher education. The Canadian Journal for the Scholarship of Teaching and Learning, 7(2). https://doi.org/10.5206/CJSOTL-RCACEA.2016.2.2
Annotation. Dans le contexte canadien de l’enseignement supérieur, identifie la stigmatisation, les politiques floues et le manque de formation comme obstacles au soutien étudiant par le corps enseignant ; plaide pour des rôles clarifiés et un relayage explicite vers les services compétents. Soutient l’importance d’outils concrets (listes de freins, numéros à portée de main) et de la redirection vers les services (diapositives 1–2 et 8).
3. Posner, K., Brown, G. K., Stanley, B., Brent, D. A., Yershova, K. V., Oquendo, M. A., Currier, G. W., Melvin, G. A., Greenhill, L., Shen, S., & Mann, J. J. (2011). The Columbia–Suicide Severity Rating Scale: Initial validity and internal consistency findings from three multisite studies with adolescents and adults. American Journal of Psychiatry, 168(12), 1266–1277. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2011.10111704
Annotation. Outil validé structurant l’évaluation de la sévérité de l’idéation et des comportements suicidaires (gravité, intensité, intention, plan), avec bonne sensibilité et spécificité. Soutient l’étape d’évaluation de l’urgence (diapositive 4) : distinguer une personne qui a besoin de parler d’une situation à risque (auto-mutilation, atteinte à autrui, incapacité fonctionnelle). Note : la capsule propose un tri simplifié de niveau sentinelle.
4. Gould, M. S., Marrocco, F. A., Kleinman, M., Thomas, J. G., Mostkoff, K., Cote, J., & Davies, M. (2005). Evaluating iatrogenic risk of youth suicide screening programs. JAMA, 293(13), 1635–1643. https://doi.org/10.1001/jama.293.13.1635
Annotation. Démontre que le dépistage et la question directe sur l’idéation suicidaire n’augmentent ni la détresse ni le risque ; les personnes à risque sont au contraire repérées et orientées. Soutient la consigne de clarifier avec bienveillance les propos ambigus (« tout arrêter », « ça ne vaut plus la peine de continuer ») plutôt que de les esquiver (diapositive 4).
5. Clement, S., Schauman, O., Graham, T., Maggioni, F., Evans-Lacko, S., Bezborodovs, N., Morgan, C., Rüsch, N., Brown, J. S. L., & Thornicroft, G. (2015). What is the impact of mental health-related stigma on help-seeking? A systematic review of quantitative and qualitative studies. Psychological Medicine, 45(1), 11–27. https://doi.org/10.1017/S0033291714000129
Annotation. Revue montrant que la stigmatisation (anticipée et perçue) réduit de façon robuste le recours à l’aide professionnelle. Soutient l’étape d’identification des freins (diapositives 7–8) : nommer avec la personne étudiante les obstacles (honte, crainte du jugement, méconnaissance des services) facilite la levée du blocage et la redirection.
6. Inagaki, M., Kawashima, Y., Yonemoto, N., & Yamada, M. (2019). Active contact and follow-up interventions to prevent repeat suicide attempts during high-risk periods among patients admitted to emergency departments for suicidal behavior: A systematic review and meta-analysis. BMC Psychiatry, 19(1), 44. https://doi.org/10.1186/s12888-019-2017-7
Annotation. Méta-analyse montrant que le contact actif et le suivi après une crise réduisent les récidives de tentative durant la période à haut risque. Soutient la consigne de prendre rendez-vous dans l’instant avec l’Équipe intervention et de reprendre rendez-vous de suivi (diapositive 6) : une redirection « active » assortie d’un suivi s’avère plus efficace qu’un simple renvoi.
7. Mann, J. J., Michel, C. A., & Auerbach, R. P. (2021). Improving suicide prevention through evidence-based strategies: A systematic review. American Journal of Psychiatry, 178(7), 611–624. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.2020.20060864
Annotation. Revue des stratégies de prévention du suicide fondées sur les données probantes : formation des sentinelles, dépistage et, surtout, contact actif et outreach après une crise ou une sortie d’urgence. Soutient le volet de gestion de l’urgence (ne pas laisser seule, mobiliser les services) et la logique de suivi proactif (diapositives 4 et 6).
8. Lipson, S. K., Speer, N., Brunwasser, S., Hahn, E., & Eisenberg, D. (2014). Gatekeeper training and access to mental health care at universities and colleges. Journal of Adolescent Health, 55(5), 612–619. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2014.05.009
Annotation. Évalue la formation des sentinelles (gatekeepers) dans les collèges et universités : repérer, engager le dialogue et orienter vers les services de santé mentale. Soutient le rôle de sentinelle de la direction de recherche et la logique de redirection active vers l’Équipe intervention plutôt que vers un·e professionnelle en direct (diapositives 2, 5–6 et 8). Référence partagée avec la capsule 1.